Tuesday, January 6

MMXV

Right, I ought to go on with the previous post instead of starting a new one but since a brand new year has begun, moving one step beyond is just fine. Have a brilliant one, by the way. 


On my way home earlier this evening, I recalled this very picture I had posted on FB once upon a time. Well, I must admit I'm still doing it pretty wrong nowadays but who cares after all. The most important is to be able to express whatever we feel like, whenever we feel like doing so. 

Remaining silent is also acceptable and even recommended. However, I am well aware I refrain from expressing my feelings and emotions sometimes, saying to myself that particular moment is not appropriate, or that my suggestions or ideas might be misunderstood. I'm probably making things worse that way... but in the future, I will improve, hopefully. 
A New Year's resolution? you name it.


Saturday, October 11

Wednesday, October 8

Aimons encore mais pour toujours

Je n'ai jamais été forte en maths mais j'ai vite compris qu'avec 200-400-800 actifs à diviser par onze régions et entre 2+2+1 genres et plusieurs générations, le quota de potentiel est minime, ce qui nous donne une pénurie à coup sûr, hélas. 

Qui plus est, il suffit de penser à la concurrence pour être complètement découragé(e): quand bien même on trouverait la perle rare dans le lot, il faudrait se le-la-les partager, ce qui est inconcevable pour ma part, sans compter que les attirances ne sont pas nécessairement réciproques. 

Somme toute, ce fut une expérience sordide à ne souhaiter à personne et après avoir persévéré bon gré mal gré, je suis bien contente de ne plus être en lice et de m'épargner tant de médiocrité, de stupidité et d'indifférence aussi. Patience, patience... Tôt ou tard, il finira bien par se manifester ce prince charmant. Tôt ou tard, on finira bien par se rencontrer.



Aimons toujours ! Aimons encore!

Victor Hugo

Aimons toujours ! Aimons encore!
Quand l'amour s'en va, l'espoir fuit.
L'amour, c'est le cri de l'aurore,
L'amour c'est l'hymne de la nuit.



Ce que le flot dit aux rivages,
Ce que le vent dit aux vieux monts,
Ce que l'astre dit aux nuages,
C'est le mot ineffable : Aimons !
L'amour fait songer, vivre et croire.
Il a pour réchauffer le coeur,
Un rayon de plus que la gloire,
Et ce rayon c'est le bonheur !
Aime ! qu'on les loue ou les blâme,
Toujours les grand coeurs aimeront :
Joins cette jeunesse de l'âme
A la jeunesse de ton front !
Aime, afin de charmer tes heures !
Afin qu'on voie en tes beaux yeux
Des voluptés intérieures
Le sourire mystérieux !
Aimons-nous toujours davantage !
Unissons-nous mieux chaque jour.
Les arbres croissent en feuillage ;
Que notre âme croisse en amour !
Soyons le miroir et l'image !
Soyons la fleur et le parfum !
Les amants, qui, seuls sous l'ombrage,
Se sentent deux et ne sont qu'un !
Les poètes cherchent les belles.
La femme, ange aux chastes faveurs,
Aime à rafraîchir sous ses ailes
Ces grand fronts brûlants et réveurs.

Venez à nous, beautés touchantes !
Viens à moi, toi, mon bien, ma loi !
Ange ! viens à moi quand tu chantes,
Et, quand tu pleures, viens à moi !
Nous seuls comprenons vos extases.
Car notre esprit n'est point moqueur ;
Car les poètes sont les vases
Où les femmes versent leur coeurs.
Moi qui ne cherche dans ce monde
Que la seule réalité,
Moi qui laisse fuir comme l'onde
Tout ce qui n'est que vanité,
Je préfère aux biens dont s'enivre
L'orgueil du soldat ou du roi,
L'ombre que tu fais sur mon livre
Quand ton front se penche sur moi.
Toute ambition allumée
Dans notre esprit, brasier subtil,
Tombe en cendre ou vole en fumée,
Et l'on se dit : " Qu'en reste-t-il ? "
Tout plaisir, fleur à peine éclose
Dans notre avril sombre et terni,
S'effeuille et meurt, lis, myrte ou rose,
Et l'on se dit : " C'est donc fini ! "
L'amour seul reste. O noble femme
Si tu veux dans ce vil séjour,
Garder ta foi, garder ton âme,
Garder ton Dieu, garde l'amour !
Conserve en ton coeur, sans rien craindre,
Dusses-tu pleurer et souffrir,
La flamme qui ne peut s'éteindre
Et la fleur qui ne peut mourir !


Home sweet home

Quel rythme d'enfer.... j'ai encore jeté l'éponge à 19h hier soir, toujours avec la même insatisfaction de n'avoir pas avancé dans ce qui devrait être ma priorité du moment. Mais j'ai appris à lâcher prise et ne plus m'inquiéter dorénavant, rien n'est plus important que moi-même dans ce bureau, et puis tout finit toujours par s'arranger avec le temps, après la pluie le beau temps.

Assise dans le métro, mon pain bio aux graines de courge sur les genoux, j'observais le couple en face de moi. Main dans la main, l'air hébété, le regard fixé sur les ténèbres du tunnel. A quoi pouvaient-ils bien penser tous les deux, chacun dans leur tête... Quelques doigts s'agitaient tendrement de temps à autre, caressant la main de l'autre... parfois le regard de Madame se détournait sur le visage impassible de Monsieur. J'en conclus qu'ils avaient encore des choses à se dire malgré les apparences, qu'ils étaient tous deux très las, tout simplement.

Une fois rentrée, là où personne ne m'attend, même pas un poisson rouge, je n'ai eu le courage que de rompre la croûte du pain de mes mains et d'en engloutir une portion avec deux trois tranches de fromage. Plus d'énergie pour me préparer un repas, plus assez d'appétit non plus d'ailleurs. Home sweet home, oui mais... 

Quoi qu'il en soit, on récolte toujours ce qu'on sème, surtout quand on s'aime comme dans cette série intemporelle.